Tableaux interactifs, videoprojecteurs et tablettes

0
346

Quelle solution choisir pour l’école?

Faire vivre l’école avec son temps, c’est amorcer une réflexion sur le passage à l’ère numérique.  Aujourd’hui, il existe plusieurs possibilités d’équipement.  Encore faut-il pouvoir opérer un choix judicieux des outils au risque de voir le rêve du professeur tourner au cauchemar.

Une des premières questions à se poser est celle de l’utilisation d’un tableau numérique.  Que veut-on en faire?  Il n’est pas rare que des écoles s’équipent sans savoir finalement ce qu’elles comptent faire de ces outils.  Et les tableaux interactifs deviennent alors de simples « copier-coller » des vieux tableaux noirs sans qu’aucune plus-value ne soit apportée tant à l’élève qu’au professeur.  Il est donc indispensable, avant de se lancer dans l’aventure, de réunir le corps enseignant pour évaluer leurs motivations, entendre leurs propositions et mesurer leur capacité à accepter le changement.  Un stage peut s’avérer utile.  Plusieurs entreprises ou centres de formations proposent des conférences ou stages pour apprendre à utiliser ces nouvelles technologies.

L’étape suivante consiste à évaluer son budget.  Un tableau interactif coûte en moyenne 2500 euros.  Mais sa grandeur, sa technologie, ses accessoires sont autant de facteurs qui modifieront la facture à la hausse ou à la baisse.  Si votre enveloppe ne vous autorise l’achat que d’un seul tableau, il est utile d’envisager un support mobile sinon ce seront les professeurs et leurs élèves qui devront se déplacer.

Reste alors le choix du modèle.  Certaines surfaces sont tactiles.  Elles ne nécessitent pas l’usage d’un stylet particulier.  Le doigt ou n’importe quel crayon convient.  Pas de risque donc de perdre le stylet, de le casser ou de devoir changer les piles.  Ces tableaux sont très intuitifs et facile d’accès.  Ils sont également très solides et ne craignent pas les chocs.

D’autres surfaces, elles, nécessitent l’usage d’un stylet spécial qui sera détecté par la surface ou par des capteurs installés aux bords du tableau.  Elles offrent l’avantage de la précision mais gare aux distraits: si vous oubliez de le recharger ou si vous le perdez, vous vous retrouver devant un tableau blanc totalement inactif.  Dans ce cas, prenez garde avant de sortir vos feutres.  La plupart des tableaux blancs interactifs (TBI) ne vous autorisent pas à écrire directement sur leur surface.  Renseignez-vous avant de commettre l’irréparable.

La taille du tableau va dépendre de l’espace dont vous disposez.  Inutile de prendre un grand format si votre local est exigu ou si vous n’avez que dix élèves devant vous.  Par contre, si vous enseignez en maternelle, pensez à pouvoir descendre votre tableau pour le rendre accessible aux plus petits (il existe même des tableaux sous forme de tables basses).

L’intérêt du TBI réside dans la plus-value qu’il peut apporter.  Les logiciels fournis avec l’outil sont donc un paramètre très important à évaluer.  Une série d’entre eux ne vous permettent que de réaliser des fonctions de base comme enregistrer vos fichiers, ouvrir des menus, changer votre police, votre couleur d’écriture, réaliser des formes géométriques simples,…)  Mais la plupart des TBI proposent aujourd’hui des logiciels très complets permettant d’accéder en un clic à des milliers d’images préenregistrées (cartes géographiques, dessins, formes géométriques,…) , de les transformer ou des les annoter directement.  D’autres logiciels permettent une interaction et un contrôle direct avec des tablettes portables.  Vous pouvez ainsi adapter votre cours aux besoins de chaque élève ou groupe d’élèves et même contrôler leurs activités depuis votre bureau. Ce type de logiciel est utile si vous envisager également d’équiper vos classes de tablettes.

Reste enfin à définir votre technologie.  Surfaces tactiles, électromagnétiques, optiques ou par ultrasons.  Chacune comporte des avantages et des inconvénients.   Le mieux, c’est encore de tester directement les produits en vous adressant directement aux  revendeurs ou en allant dans une école déjà équipée qui pourra vous faire partager ses bonnes et mauvaises expériences des tablettes et des TBI.

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here